Je m'en retourne,
ne regarde pas.
Qu'une page,
qu'une seule page.
Écrite,
puis brûlée.
aurevoir
The human race aint got it man. It's a bad crowd

La petite ne sait pas encore que l'oiseau dort sur la corniche tous les soirs. L'oiseau noir veille de son oeil jaune. Il survole le ciel, s'envole en silence, il guette la petite. 
Le vieux con était encore après invectiver des gens sur les internets — sport où il excellait comme un chef depuis qu’il était incapable d’aligner la moindre littérature, quand Anna & Lili surgirent soudain dans son minable trou à rat. Récemment, elles avaient été la cible du monstrueux parce qu’elles avaient osé ormettre en question son relatif talent d’écrivain sur leurs blogues respectifs. À ce moment, le débris les avait menacées de dures représailles (...)Éparpillés au milieu des délires extraordinaires du roi déchu, des commentateurs anonymous apparurent — faudra leur pardonner cet anonymat bien salaud : se faire pèter la yeule en sang, c’est pas le trip à tout l’monde ! On y montait aux barricades pour défendre les deux chicks en y rappelant, entr’autres, que le hasbeen sordide n’avait pas inventé l’alphabet pis que le monde continuerait de tourner même s’il n’en ferait p’us partie...

"Et si la bonne voie était celle du nihilisme véritable? Non seulement le refus de toute transcendance, la négation de Satan aussi bien que de Dieu, mais aussi, mais surtout, l'ironie, le doute, l'impossibilité de s'arrêter à une conception du monde, la mobilité incessante des interprétations, la persuasion intime et tranquille que l'existence n'a pas de sens, qu'elle est foncièrement inutile et inintelligible, et que pour nous autres, rescapés éphémères, finir ici ou plus loin est également dérisoire... "
Roland Jaccard, La tentation nihiliste
